Quelle attitude adopter quand on passe ses journées sur Ipanéma?

Et bien alors... l'attitude à adopter est celle de ces ravissantes jeune filles dont les photos ont été subtilisées au hasard sur le net... L'essentiel est là... tout dans le blasé mais clââââssss. Pour arriver à ces poses parfaites, rien ne doit être livré à l'impro.
D'abord, pour bien comprendre, il faut que vous détourniez vos yeux de la sompteuse demoiselle de la première photo, pour observer l'arrière-plan. Au loin se dessinent les Dos Irmaos (pour les miros... les deux espèces de montagnes derrière). Il ne faut pas oublier de les regarder régulièrement, ne serait-ce que parce qu'à eux seuls, ils vous rappellent que vous n'êtes pas bien loin du paradis. On ne les voit pas du tout depuis ce lieu de perdition qu'est Copacabana... donc franchement Copacabana, ça craint!!!
Ensuite, soyons encore plus précises. Sur Ipanéma, il faut s'installer dos à l'océan (comme le montre encore la position de la délicieuse demoiselle de gauche). Pourquoi? Ben d'abord parce que sinon vous allez passer pour une pov touriste de base. Et pourquoi les Ipanémistes font ça? Il semble que ce soit pour avoir le plaisir de se prendre le soleil en pleine tronche toute la journée. Et aussi pour pouvoir garder en permanence un des deux bras plié à angle droit, main face au soleil. Pourquoi? Mais qu'est-ce que j'en sais moi du pourquoi? Faut faire comme ça et puis c'est tout.
Régulièrement quand même, il ne faut pas oublier que l'océan est là, et se lever pour marcher nonchalamment vers lui. Les pieds à peine dans l'eau, on est alors confronté à des vagues telles immmmmmmensa qu'on finit toujours pas se faire pipi dessus. Mais bon c'est pas bien grave, puisqu'à Rio, la mer ça sert justement à faire pipi dedans. Si on a le courage d'aller plus loin, c'est soit le paradis, soit l'enfer... Le paradis, c'est quand on réussit à se boucher le nez et à plonger au bon moment dans la vague. L'enfer c'est quand on foire tout pour finir dans une "machine à laver"* terrible avec de l'eau salée et du sable au fin fond des trous de nez. Chose à ne pas négliger tout de même; arrivé à ce stade d'avancement, on se retrouve dans le monde merveilleux des petits surfers aux pecs et fessiers impeccables... mais qui ne sont pas forcément sensibles à votre charme quand vous êtes occupé à faire la "machine à laver".
Puisqu'on parle de belles fesses, il faut préciser que l'occupation principale sur Ipanéma consiste à MA.TER. Bon. Les mecs, d'accord, ils sont tous à tomber... et c'est comme ça. A la longue on s'y fait finalement. Pour ce qui est des filles, je n'ai qu'une question: mais bon sang de bon soir comment elles font pour avoir des fesses pareilles. Les seins je n'ai pas trop fait attention, ça ne m'interesse pas. Mais leurs fesses... c'est quoi le truc??? Le métissage? Des abus de feijoade? Je vous vois venir et je réponds: Non, non et non, c'est toudou natourââââl et ça se voit. Mais bon, ce qu'il y a de bien au Brésil, c'est qu'il n'y a pas de place pour la frustation. On admire ce qui est beau et on apprend à mettre en valeur tout ce que l'on a.
Le soucis quand on passe des heures à MA.TER, c'est qu'au bout d'un moment ça donne faim. Là c'est simple, il suffit de lever les yeux ou la main pour voir arriver des petites fesses musclées dans un maillot jaune (ou rouge, ou noir) toutes prêtes à vous sustenter. Bon, on peut aussi choisir de s'adresser aux petits pépés qui galèrent encore plus avec leurs glacières. Ben oui... évidemment que je parle de bouffe. Vous n'avez quand même pas cru que je... hannnnnnnnn. Bref, en matière de sustentation, le choix est large: açaï açaï açaï, camaron, queijo, abacaxi... de toute façon, c'est toujours bon. Certes, on est presque sûr de se coltiner une bonne diarrhée le soir. Mais c'est pas grave, c'est passé le lendemain.
Dernier point, et non des moindre. Sur Ipanéma, quelque soit l'âge et le sexe, on peut quand on veut, et sans vergogne s'offrir des petites caïpi-vodKa. La recette, c'est en gros: un peu de mangue, un peu de citron et beaucoup de vodKa. Par 30° minimum avec la face en plein soleil, ça permet de passer le reste de la journée à distiller. C'est tentant à mort j'avoue, mais je n'ai pas eu le courage temps d'essayer. Je ne sais pas. C'est peut-être que je veillis, mais on dirait bien que je n'ose plus vivre les choses à fond.

Ha oui, ha oui!!!! J'oubliais... dans cet endroit de rêve on peut aussi se faire tatouer les pieds avec des papillons ou des fleurs par un beau rasta aux yeux de miel qui une fois rémunéré, reste avec vous assis sur le sable à vous répéter à quel point vous êtes maravilhosa...
* "machine à laver": situation qui consiste à ne pas contrôler une vague qui nous arrive en pleine poire et à faire des rouli bouli dans l'écume pour se retrouver le nez dans le sable sur la plage avec de l'eau plein les oreilles.
Par kumaetmoi, Vendredi 7 Septembre 2007 à 04:52 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





