kumaetmoi

Brazil, Brazil... mon petit Braziouuu

 

Alors, alors... Comment reprendre le fil??? Si j'ai été aussi longtemps absente, c'est que j'étais en vacances.

Comment ça je n'étais pas en vacances du 21 avril au 3 septembre? Personne ne devrait sous-estimer la puissance  de glanditude d'un membre de l'Education Nationale.

Bon. Qu'importe. Parce qu'il faut savoir que j'étais en vacances (pour le temps qu'il me plaira s'il vous plaît) dans la plus belle ville du monde. Ceux qui se demandent laquelle n'ont sans doute jamais mis les pieds à... RIOOOOOOOO!!!

Ralalala... C'est pourtant une ex-parisienne qui parle. Mais il faut bien avouer que des monuments, des ponts, des lumières... c'est très très beau, et pourtant ça ne fait pas le poids face à un paysage qui vous fait trembler les genoux et face à plein de petites choses qui vous font voir la vie en rose. D'ailleurs, c'est bien le petit Chrichtou qui a été choisi comme Maravilhosa dem Mundo! Ben si c'était la Tour Eiffel qui le méritait... il fallait votait pour elle non?

Allez allez, je n'ai aucune envie de m'étendre en polémique. C'est davantage de langue dont je voudrais parler. Hohoho!!! Que l'on ne s'égare pas. Il ne va nullement être question d'appendice bucal dans ce post mais de moyen de communiquer, de partager, d'échanger... avec des gens qui en toute occasion ne demandent que ça.

Allons-y.

1.  Toudou primo j'ai le regret de devoir admettre que même en matière linguistique... et ben le naturel revient au galop. En effet, ma fierté n'était pas petite, quand au bout de cinq semaines à peine de vida carioca, une Brésilienne... vraie de vraie... m'a annoncé, tel un élan du coeur " Mais Steph la phrase que tu viens de dire, c'est sans accent. Dans un brésilien parfait. Bravo!!!" Héhéhé... C'est comme ça le talent. Bon bon bon...d'accord, la phrase en question c'était "Uma caïpirinha maïs por favor sehnor". Personnellement je trouve que ça ne remet nullement en cause mes talents linguistiques.

2.   Em secundo, il est important de ne pas négliger  la présence de la francophonie dans un pays où les gens ne semblent, au premier abord, ne parler que le brésilien. Par soucis de précision je fournis un argument à cette idée. Imaginons deux copines françaises qui vont à la plage à Rio - il est bien évident que l'exemple qui va suivre est sorti tout droit de mon imagination et n'a rien à voir avec la réalité. Toute personne y voyant un lien avec une histoire vécue se tromperait lourdement-. Les deux filles en question, habituées à n'être jamais comprises quand elles veulent s'exprimer, ont pris plaisir à parler à haute et intelligible voix, en tous lieux, de ce qui leur passe par la tête. Et comme pour toute bonne française, ce qui leur passe par la tête a souvent un rapport avec les termes "bite, couille, nichon". Imaginons même, pour aller plus loin, que l'une d'entre elles, par ironie pure, confie "Ben ouais quoi une petite claque sur les fesses de temps en temps c'est pas désagréable si c'est fait  avec tendresse"... Et bien je suppute (et je suppute seulement puisque cette situation n'a jamais existée) qu'un jeune Brésilien aux yeux bleus se retourne alors et leur dise "Mesdemoiselles, j'entends que vous parlez français. Sachez que j'adore la France... j'y ai d'ailleurs vécu plusieurs années". Bon. Là. Pas de panique. Il reste une porte de sortie. Une fille allant à la plage a forcément un paréo dans les mains. Il lui est alors tout-à-fait possible de se le foutre sur la tête pour cacher sa honte et d'essayer de fuir... chose difficile avec un paréo sur la tête... je l'avoue. Cette situation a pour inconvénient majeur de remettre fortement en cause la classe et le standing de la France dans le monde, mais elle permet d'apprendre qu'en toute occasion, il faut savoir parler à voix basse.

3.   Pour finir (para finisso) et c'est le plus important. Ce qu'il y a de bien avec la langue brésilienne à Rio, c'est qu'il n'est pas forcément utile de la parler pour faire des rencontres. Il n'y avait bien que moi parmi ces millions d'habitants pour penser qu'on ne peut répondre qu'avec des mots. Eux, ils savent, et ils m'ont appris que c'est surtout par un sourire, une embrassade ou un pouce levé que l'on transmet l'essentiel. Et puis comme ils disent : " c'est pas grave si tu ne sais pas parler... continue à parler avec moi, ça va venir avec le temps"*.

Bien sûr cet argument plein de sagesse a ses limites. J'en veux pour preuve la fois où j'ai dû imiter une poule pondeuse pour acheter des oeufs (vicieusement cachés sous le comptoir) dans une épicerie de Santa Thérésa. Mais bon je n'en étais pas à une offense prêt à la réputation de la France.

* Dixit gaetounette

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