kumaetmoi

Espèce de fille va...

       FAIS DE TOI UN HOMME MA FILLE     

 

Je sais bien que je ne fais pas preuve d'une assiduité exemplaire sur ce blog. N'y voyez pas un manque de sérieux de ma part. Ha ça non alors !!! 

Ce n'est pas non plus qu'il ne m'arrive rien. Quand on est une jeune fille (si si...) un peu étourdie qui fait l'effort de réfléchir et se concentrer qu'en cas d'extrême urgence, il arrive plein de choses extraordinaires. Des trucs avec des iguanes dans les armoires, des histoires de jupe qui craque devant toute une classe d'ados en rute, des araignées toutes poilues qui courent plus vite que vous...

                                             

 

Pourquoi toutes ces choses merveilleuses je ne les raconte pas? Et ben je crois que c'est parce-que j'ai la flemme... et puis des fois j'ai un peu honte aussi...

Oui mais quelques petites expériences dernièrement me poussent quand même à sortir de ma flemmatitude. Et ce n'est pas rien. C'est tous mes principes qui vont à volo... Je ne me suis jamais vraiment sentie concernée par les idées (ho combien importantes pourtant) des féministes. Moi, j'ai plutôt tendance à être inquiète pour la place de l'HOMME dans un monde que l'on veut trop souvent plus paritaire qu'égalitaire. Et pourtant, mes petites gens, là je n'y comprends plus rien... Jugez par vous-même.

 

Petit UN

Les ados d'origine masculine ont quelque peu tendance à oublier de prendre en compte les arguments pourtant flagrants de notre féminité. C'est sans doute pour ça que j'ai régulièrement droit à ce que l'on m'appelle "MONNNNSIEUR". Jusqu'à présent j'ai réussi à garder mon calme, mais je sens bien que je ne vais pas pouvoir tourner ma langue dans ma bouche très longtemps.

"Hé ho les gars, faudrait peut-être ouvrir les yeux un peu. Vous croyez que je suis allée le chercher à Fortaleza mon 90 C? D'accord vous avez 11 ans, mais faut savoir que dans les deux ans à venir, vous allez tous être papa. Donc, il serait temps d'ouvrir les yeux, de vous tenir au courant des choses de la vie et de ne pas nier ma féminité... COMPRIS???"

 

Petit DEUX

Ca commence en général toujours de la même façon:

"Hé toi rend moi mon typex"
"J' l'ai pas ton typex"
"Si c'est toi qui l'as"
"Non c'est pas moi qui l'a"
"Si c'est toi"
"Non c'est pas moi"
"Va t'faire foutre pov voleur"
"Pffff espèce de fille va !!!"

Bon, là il faut que j'interviennes:

"Dis donc viens là jeune homme. Alors, il faut que je t'explique que si tu tiens absolument à employer la formule "espèce de"... tu dois la faire suivre de quelque chose de pas gentil du tout. Un truc un peu insultant tu vois. Je te donne des exemples pour que tu comprennes bien. Tu peux dire "espèce de vieux sac à couilles", "espèce d'analphabète tropical", "espèce de jeune puceau mal dégrossi"... Mais tu vois, le mot FILLE, lui c'est pas une insulte. Une fille c'est un être humain comme toi et blablabli et blablabla...

"Mais madame, moi, quand on me dit "espèce d'Haïtien", ça va pas non plus alors?"

"Eeeeeeeeet ben tu vois que tu comprends quand tu veux!"

 

Petit TROIS

C'était il y a quelques mois. Un certain collège du littoral avait décidé de braver le danger ultime en amenant ses élèves dans LA CAPITALE. Et ce n'était pas sans peur au ventre hein... Il faut savoir que l'année d'avant, la sortie en question s'était terminée à coups d'ambulances, de bombes lacrimo et de policiers tout pas contents. Il a fallu d'ailleurs supplier et faire des promesses en tout genre au cinéma de Cayenne pour qu'il nous accueille à nouveau. Inutile de dire que toute personne de plus de 20 ans présente ce jour-là était un peu tendue, l'oeil à l'aguet et la machette au poing.

C'est bien pour ça que dès le premier petit signe de mutinerie, je suis intervenue:

"Modeïsca remets ton tee-shirt"
"Mais quoi, j'ai quelque chose en dessous!"
"Oui ben, dans la mesure où ton "quelque chose en dessous" arrive à plus de 20 cm de ton nombril, tu remets ton uniforme, sinon je te ramène illico au collège sur mon ballet magique"

Elle a bien essayé l'oeil torve et la bouche en cul de poule, mais voyant que je résistais à toute intimidation... elle a choisi la voie de la diplomatie:

"Mais Madameeeeeeee, pourquoi vous voulez absolument que je garde mon tee-shirt qui me fait mal sous les bras vu que c'est du 12 ans et que je mesure 1m70?"
"Je te renvoie la question, pourquoi tu veux l'enlever?"
"...."
"Ben Madame, vous savez bien, c'est pour plaire au garçon" 

La sacripane... elle avait des copines de son côté !!!  

"Mais dites moi les filles, vous pensez vraiment que pour plaire aux garçons il faut montrer vos nénés et vos bedous?"
"Ben comment ils vont nous remarquer sinon?"
"Excusez moi Madame hein... mais y'a que les gens de votre âge qui pensent que les mecs s'intéressent aux cerveaux des filles".

 

Bon ça c'est le côté professionnel de la chose. Mais je dois bien dire que dans ma vie personnelle et confidentielle, on est pas bien loin de tout ça. Le pire, c'est quand ça vient des filles elles-mêmes...

"C'est pas possible!!! T'es célibataire??? T'as l'air normal pourtant..."

" Mais... euh... comment tu fais quand tu crèves, que t'as des trucs lourd à porter ou que t'as besoin d'un calin???"

Héhéhé j'vous l'avais dit... au-delà de 15 ans, c'est les Hommes qui sont instrumentalisés de nos jours.

 

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L'aventure c'est l'aventure!

                       

 

Ce matin, avec ma copine Fanfan, on a décidé de snober les journées du Patrimoine pour renouer avec Dame Nature. Le patrimoine, ça va bien hein! A cause de lui, y'a plein de monde partout... et de toute façon, on est bien assez cultivé comme ça. Alors qu'une bonne piste en forêt, c'est l'assurance d'un grand moment de détente et de bien-être... et l'occasion aussi de ramener des tiques, des poux d'agoutis et de la boue séchée partout dans les maisons.

Non, non... pas de mecs. Il faut toujours qu'ils fassent les malins avec leur coupe-coupe à essayer d'amputer la forêt pour nous faire passer par des raccourcis tous pourris. D'ailleurs, j'ai une théorie là-dessus: forêt + zizi + femelle dans les parages = profusion d'hormones en folie.

                                                                              

Comme de par hasard, ni Fanfan, ni moi, n'avions encore crapahuté sur le sentier Vidal et d'après guyane-guide, c'est le machin incontournable ici-bas. Mais comment on a pu vivre tout ce temps en Guyane sans aller tous les weeK-end sur la piste Vidal? C'est une honte!

A 9 heure tapante j'étais donc chez ma coupine avec la mine et le sourire des grands jours. Au bout de même pas deux heures, on était enfin prêtes:

- toutes bien enduites d'huile de carapa;

- les sacs à dos remplis de sandwichs et de bouteilles d'eau pour nos deux heures de marche;

- les chaussures de montagne serrées à bloc pour assurer à nos chevilles une herméticité totale... héhé dans ta Keule espèce de vilaine petite fourmis rouge;

- les capes de pluie ficelées à la taille au cas où la saison sèche débloque complètement;

- les chiens munis de leur harnais - et ça c'était galère à comprendre comment ça marche, sans un zizi dans les parages, mais le collier ça leur fait mal au cou au bout d'un moment... aux chiens hein! -;

- et aussi toutes bien crémées d'indice 60 par dessus l'huile de carapa.

Ha ça on était belle... Je crois que les orpailleurs de Saül auraient bien voulu de nous comme pisteuses pour décourvrir des coins où ils n'avaient jamais osé s'aventurer.

Mais en sortant, on s'est rendu compte que partir à 11 heure, c'est partir quand il fait CHAUUUUUD!!! Tant pis, on est des vraies guyanaises nous, c'est pas deux trois rayons de soleil qui vont nous arrêter.

Vingt minutes plus tard on garait donc la voiture sur le parKing désert du carrefour Vidal.

- "Tiens y'a personne. Ho ben c'est génial! Merci les journées du Patrimoine. Non?

- Euh oui, on va pouvoir profiter à fond de la forêt et ses mystères."

Bon au début c'était bien c'est sûr. Les chiens assuraient trop en chassant les lézards et les fourmis qui osaient croiser notre chemin.

Mais assez vite, on est tombé face à ça:

                                                                                        

OK OK... On s'était préparé tellement vite avec Fanfan qu'on n'a pas eu le temps de penser à nos appareils photo. Mais c'est bon... vous n'êtes pas en mal d'imagination. Il suffit de voir "Vidal" à la place de "Rorota"... c'est pas bien compliqué quand même. Désolée...

- "Ha tiens??? Qu'est-ce qu'on fait?

- Ho ben ça doit être comme pour la Mirande. C'est fermé depuis un an, mais tout le monde le fait. Ca doit être pour dérouter les touristes."

Dix minutes plus tard, on avait quand même bravé 300 bons mètres de forêt dans un silence de cathédrale, quand une série de détonations dignes d'un groupuscule de Corses planqués en pleine jungle guyanaise nous poussa à réfléchir un peu.

- "Euh Stef, ça te dit pas qu'on se renseigne sur pourquoi Vidal est fermé avant de braver les interdits?

- Ouffff. Bon si t'y tiens..."

Quarante minutes après nos deux heures de préparation, on était donc de retour à la maison. Ca ne nous a quand même pas empêché de passer une excellente journée du Patrimoine autour de la piscine à siroter des jus de maracudja.

Bon, toute une soirée d'enquête effrénée m'a conduite à ne pas savoir du tout pourquoi le sentier Vidal est fermé au public - même aux aguerries de la forêt!

Tout ce à quoi j'ai eu droit c'est:

- "Tu sais bien que tous les sentiers de Guyane sont interdits. Mais franchement qu'est-ce que vous croyiez qu'il pouvait bien vous arriver à Vidal... c'est une forêt urbaine???

- Ben je sais pas. Des chasseurs auraient pu nous confondre avec un troupeau de cochons bois.

-Ha d'accord".

 

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Comme c'est trop dur d'être une fille au pays des moustiques

 

                                                

C'est bien connu, chaque contrée de notre belle France a sa spécialité fabuleuse. L'Auvergne a son Salers, Paris a ses macarons rose-pistache, l'Alsace a ses flammekueches etc etc... Et ben la Guyane aussi a son produit génial de la mort qui tue. Ca s'appelle le OFF. C'est pas vraiment glamour au premier abord. Disons que bon... ça pue un peu. Pour décrire le truc, je crois que si on mélange du dissolvant à de l'eau de javel et que l'on plonge l'ensemble dans de la térébenthine, on ne doit pas être bien loin de la formule.

Mais que de bonheur grâce à lui!!!

Fini les vilains boutons sur nos chevilles délicates.

Fini les poils... partout où on pulvérise. Si ça c'est pas la classe? Cela dit, je le déconseille pour les sourcils et la moustache. Un visage sans les yeux et la bouche, ça peut choquer.

Et puis fini aussi la dengue et le palu. D'accord, ça c'est secondaire, mais on prend les arguments que l'on peut.

Alors bien sûr, comme toutes les grandes inventions de notre siècle, le OFF a ses détracteurs. Des espèces d'hyper-sensibles des nasaux, qui, quand vous êtes tranquilles en carbet, ne peuvent s'empêcher de s'époumoner en:

- "Ho bé bordel, qui c'est qu'a mis du OFF? Putain ça pue!"

Plus vicelards, il y a aussi les donneurs de leçons à la mords-moi-le-noeud qui vous glissent en douce:

-"Tu sais si c'est pas bon pour la santé des moustiques, c'est pas bon pour ta santé non plus. Et puis merde, l'environnement, t'y penses pas des fois?"

- "Et la connerie dengue, tu crois que c'est bon pour ta santé?"

Au final, le seul argument valable c'est quand votre amoureux vous aboie, entre deux quintes de toux, les larmes aux yeux et le nez qui coule: "Ha non, ma chérie, là c'est plus possible!". Mais... héhéhé, là y'a encore une solution. Y'a qu'à lui en mettre sur lui aussi. Il va sans doute continuer à râler et pleurer un peu, mais assez vite, il y a de grandes chances pour que lui aussi dise adieu à son sens olfactif.

Enfin, tout ça c'était avant.

Avant que je décide une fois pour toute de laisser parler ma féminité. Dernièrement, c'est par la pose d'une magnifique couleur cerise noire sur les ongles des pieds que ma féminité a décidé de s'exprimer.

Mais voilà t'y pas que partout où le OFF passe, la couleur rouge cerise trépasse. Bon, on ne se défait pas comme ça d'un amour de deux ans. J'ai donc d'abord pensé que le problème venait de la qualité du vernis à 0.95 reals de chez Lojas Americana. J'ai alors investi dans un truc Bourgeois à 10 euros et à la couleur tout pareil.

Et ben là encore... non seulement ça coule, mais en plus ça coule rouge sur mes tongs. D'ailleurs en voulant enlever les traces avec du dissolvant, j'ai complètement bousillé les petites fleurs bleues de mes Havaïanas.

Alors là Monsieur OFF... je transforme ce post en une lettre qui vous est directement destinée.

 

"Mon petit Monsieur, 

Qu'à cause de vous la population guyanaise mette gravement en péril l'avenir écologique de la planète... franchement qui s'en soucit?

Qu'à cause de vous mon chien éternue pendant un quart d'heure en courant comme un malade autour de la maison et en se servant de sa queue pour essayer de s'envoler... ben il a qu'à aller voir ailleurs si j'y suis.

Qu'à cause de vous je risque de passer les 15 dernières années de ma vie avec des chevilles fosforescentes... demain c'est loin non?

Mais qu'à cause de vous je doive faire taire la femme fatale qui vit en moi! NON NON et NON!!!

Faudrait voir à ne pas aller trop loin non plus. Vous avez intérêt à virer le dissolvant de votre formule et à le remplacer par une double dose de soude caustique sinon je risque bien de me tourner vers Madame huile essentiel de citronnelle.

Et là franchement, c'est votre meilleure cliente que vous allez perdre. Parceque si la Guyane était peuplée de petites pépettes qui pensent à la couleur de leurs ongles de pieds avant de penser à se protéger contre tous les porteurs de virus qui les guettent (ailés ou non)... et ben ça se saurait.

Salutations"

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Dix choses que j'ai faites aujourd'hui... ou dernièrement

                  

 

 

Il y a quelques temps, en faisant des recherches (pour mon travail hein!) sur le net, je suis tombée par hasard sur le blog d'un type qui avait décidé de mettre en ligne, tous les jours, aux moins dix choses qu'il faisait dans la journée. Bon là, je ne peux plus mettre le lien, parceque visiblement le site n'existe plus. Il faut dire que l'intérêt était assez limité puisque l'une des seules choses dont je me rappelle c'est qu'il précisait s'être brossé les dents  vers 10h17... Mais sur le moment, je m'étais dis "Ho oui!!!! Moi aussi je veux faire ça". J'ai toutefois été assez rapidement stoppée dans mon élan, rattrapée que j'étais par la culture de mon environnement, pour laquelle il est inenvisageable de se bousculer trop furieusement dans une seule journée.

Aujourd'hui tout a changé puisque je suis redevenue une "jeune fille" alerte et dynamique. Il m'est donc tout-à-fait possible de vous lister aux moins dix choses que j'ai faites, ces derniers jours, ces dernières semaines ou ces derniers mois...

Et c'est parti!!! Attention, c'est passionant.

 1.  Je me suis décidée à aller acheter des croquettes pour mon chien à La Prairie. Ca fait quand même deux trois jours que je me dis qu'étant donné la situation de mon compte en banque ce n'est vraiment pas raisonnable de lui filer mes escalopes de veau; tout ça parceque j'ai la flemme d'aller faire des courses.

2.  J'ai écrit une nouvelle missive au maire de Matoury pour redire que je ne suis pas trop pour... le concept de la boîte-aux-lettres à 1Km de chez moi et braquée tous les deux jours. Vraiment je ne comprends pas pourquoi il ne me répond jamais. En plus maintenant, il pourrait demander à monsieur sarKousy de lui prêter un policier pour la surveiller.

 3.  J'ai décidé de ne plus confondre ma petite Polo chérie avec une poubelle ambulante. Il est désormais bien clair dans mon esprit que le trognon de la pomme que je mange en conduisant doit aller aux fourmis et que ce n'est pas à toutes les fourmis de Guyane de venir à lui... sur le plancher de ma voiture.

 4.  J'ai enfin acheté une roue de secours chez Guyapneu. Il faut dire que l'histoire d'un certain MicKaël ayant fait du stop pendant deux heures en pleine nuit sur la route de la Carapa, m'a fait réfléchir. Il a suffit que je me retappe l'intégrale des oeuvres de Monsieur de la Villardière sur la Guyane pour comprendre à quel point je vis dans un département dangereux où il n'est pas raisonnable (non plus) pour une fille de rouler la nuit sans roue de secours.

 5.  J'ai décidé que désormais le dicton "jamais deux sans trois" n'aurait plus cours dans mes relations avec la Caïpi.

 6.  J'ai mangé un bout de pain grignoté par un margouilla. Bon, un margouilla c'est sympa de loin... mais pas quand on le sent courir (ou ramper...) sur ces doigts en attrapant sa Banette. Et pourtant, ça ne m'a pas empêché de me faire un sandwich. Quand on sait qu'il y a quelques années, j'étais capable de vider mon frigo et de le passer à la javel si je soupçonnais la présence d'une empreinte de fourmis dans ma cuisine... le chemin parcouru est quand même ENOOOOORME.

 7.  J'ai balancé à une certaine Anaïs A.  que si j'avais un enfant comme elle, je le donnerais à manger à mon chien. Je sais, c'est mal de parler aux élèves comme ça... et en plus c'est tout pourri comme vanne. Mais, il est bien connu que quand c'est les nerfs qui parlent, ce n'est pas l'intelligence qui brille.

 8.  J'ai posé ma candidature pour le lycée Mermoz de Buenos Aires. Je sais bien pourtant que ce sont ces sales bêtes d'Argentins qui envoient des vagues de froid sur la sacro-sainte ville de Rio de Janeiro au mois d'août.

 9.  J'ai promis à Antoine de ne plus dire du mal des gens... si je ne le pense pas. Parceque ça porte malheur et que c'est pas bien!!!

 10.  J'ai bu tout un litre de jus de tomate en essayant de me concentrer pour écrire ce post à la con au lieu de boucler mon cours sur la mondialisation.

 

Héhéhé voilà... trop facile!!!

Petites précisions...

* Le margouillas c'est le nom créole de la salamandre (bon à peu près hein... je ne suis pas une scientifique).

** Oui oui Gaet, j'ai pris cette grande décision à propos de la Caïpirinha le matin où tes déménageurs-lovers m'ont surprise au saut-du-lit en pyjamas-chausettes-gueule de bois!

*** Je défis monsieur Gobitchou de lister aux moins dix choses qu'il a faites dernièrement.

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Quelle attitude adopter quand on passe ses journées sur Ipanéma?

                      

Et bien alors... l'attitude à adopter est celle de ces ravissantes jeune filles dont les photos ont été subtilisées au hasard sur le net... L'essentiel est là... tout dans le blasé mais clââââssss. Pour arriver à ces poses parfaites, rien ne doit être livré à l'impro.

D'abord, pour bien comprendre, il faut que vous détourniez vos yeux de la sompteuse demoiselle de la première photo, pour observer l'arrière-plan. Au loin se dessinent les Dos Irmaos (pour les miros... les deux espèces de montagnes derrière). Il ne faut pas oublier de les regarder régulièrement, ne serait-ce que parce qu'à eux seuls, ils vous rappellent que vous n'êtes pas bien loin du paradis. On ne les voit pas du tout depuis ce lieu de perdition qu'est Copacabana... donc franchement Copacabana, ça craint!!!

Ensuite, soyons encore plus précises. Sur Ipanéma, il faut s'installer dos à l'océan (comme le montre encore la position de la délicieuse demoiselle de gauche). Pourquoi? Ben d'abord parce que sinon vous allez passer pour une pov touriste de base. Et pourquoi les Ipanémistes font ça? Il semble que ce soit pour avoir le plaisir de se prendre le soleil en pleine tronche toute la journée. Et aussi pour pouvoir garder en permanence un des deux bras plié à angle droit, main face au soleil. Pourquoi? Mais qu'est-ce que j'en sais moi du pourquoi? Faut faire comme ça et puis c'est tout.

Régulièrement quand même, il ne faut pas oublier que l'océan est là, et se lever pour marcher nonchalamment vers lui. Les pieds à peine dans l'eau, on est alors confronté à des vagues telles immmmmmmensa qu'on finit toujours pas se faire pipi dessus. Mais bon c'est pas bien grave, puisqu'à Rio, la mer ça sert justement à faire pipi dedans. Si on a le courage d'aller plus loin, c'est soit le paradis, soit l'enfer... Le paradis, c'est quand on réussit  à se boucher le nez et à plonger au bon moment dans la vague. L'enfer c'est quand on foire tout pour finir dans une "machine à laver"* terrible avec de l'eau salée et du sable au fin fond des trous de nez. Chose à ne pas négliger tout de même; arrivé à ce stade d'avancement, on se retrouve dans le monde merveilleux des petits surfers aux pecs et fessiers impeccables... mais qui ne sont pas forcément sensibles à votre charme quand vous êtes occupé à faire la "machine à laver".

Puisqu'on parle de belles fesses, il faut préciser que l'occupation principale sur Ipanéma consiste à MA.TER. Bon. Les mecs, d'accord, ils sont tous à tomber... et c'est comme ça. A la longue on s'y fait finalement. Pour ce qui est des filles, je n'ai qu'une question: mais bon sang de bon soir comment elles font pour avoir des fesses pareilles. Les seins je n'ai pas trop fait attention, ça ne m'interesse pas. Mais leurs fesses... c'est quoi le truc??? Le métissage? Des abus de feijoade? Je vous vois venir et je réponds: Non, non et non, c'est toudou natourââââl et ça se voit. Mais bon, ce qu'il y a de bien au Brésil, c'est qu'il n'y a pas de place pour la frustation. On admire ce qui est beau et on apprend à mettre en valeur tout ce que l'on a.

Le soucis quand on passe des heures à MA.TER, c'est qu'au bout d'un moment ça donne faim. Là c'est simple, il suffit de lever les yeux ou la main pour voir arriver des petites fesses musclées dans un maillot jaune (ou rouge, ou noir) toutes prêtes à vous sustenter. Bon, on peut aussi choisir de s'adresser aux petits pépés qui galèrent encore plus avec leurs glacières. Ben oui... évidemment que je parle de bouffe. Vous n'avez quand même pas cru que je... hannnnnnnnn. Bref, en matière de sustentation, le choix est large: açaï açaï açaï, camaron, queijo, abacaxi... de toute façon, c'est toujours bon. Certes, on est presque sûr de se coltiner une bonne diarrhée le soir. Mais c'est pas grave, c'est passé le lendemain.

Dernier point, et non des moindre. Sur Ipanéma, quelque soit l'âge et le sexe, on peut quand on veut, et sans vergogne s'offrir des petites caïpi-vodKa. La recette, c'est en gros: un peu de mangue, un peu de citron et beaucoup de vodKa. Par 30° minimum avec la face en plein soleil, ça permet de passer le reste de la journée à distiller. C'est tentant à mort j'avoue, mais je n'ai pas eu le courage temps d'essayer. Je ne sais pas. C'est peut-être que je veillis, mais on dirait bien que je n'ose plus vivre les choses à fond.

 

Ha oui, ha oui!!!! J'oubliais... dans cet endroit de rêve on peut aussi se faire tatouer les pieds avec des papillons ou des fleurs par un beau rasta aux yeux de miel qui une fois rémunéré, reste avec vous assis sur le sable à vous répéter à quel point vous êtes maravilhosa...

* "machine à laver": situation qui consiste à ne pas contrôler une vague qui nous arrive en pleine poire et à faire des rouli bouli dans l'écume pour se retrouver le nez dans le sable sur la plage avec de l'eau plein les oreilles.

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Brazil, Brazil... mon petit Braziouuu

 

Alors, alors... Comment reprendre le fil??? Si j'ai été aussi longtemps absente, c'est que j'étais en vacances.

Comment ça je n'étais pas en vacances du 21 avril au 3 septembre? Personne ne devrait sous-estimer la puissance  de glanditude d'un membre de l'Education Nationale.

Bon. Qu'importe. Parce qu'il faut savoir que j'étais en vacances (pour le temps qu'il me plaira s'il vous plaît) dans la plus belle ville du monde. Ceux qui se demandent laquelle n'ont sans doute jamais mis les pieds à... RIOOOOOOOO!!!

Ralalala... C'est pourtant une ex-parisienne qui parle. Mais il faut bien avouer que des monuments, des ponts, des lumières... c'est très très beau, et pourtant ça ne fait pas le poids face à un paysage qui vous fait trembler les genoux et face à plein de petites choses qui vous font voir la vie en rose. D'ailleurs, c'est bien le petit Chrichtou qui a été choisi comme Maravilhosa dem Mundo! Ben si c'était la Tour Eiffel qui le méritait... il fallait votait pour elle non?

Allez allez, je n'ai aucune envie de m'étendre en polémique. C'est davantage de langue dont je voudrais parler. Hohoho!!! Que l'on ne s'égare pas. Il ne va nullement être question d'appendice bucal dans ce post mais de moyen de communiquer, de partager, d'échanger... avec des gens qui en toute occasion ne demandent que ça.

Allons-y.

1.  Toudou primo j'ai le regret de devoir admettre que même en matière linguistique... et ben le naturel revient au galop. En effet, ma fierté n'était pas petite, quand au bout de cinq semaines à peine de vida carioca, une Brésilienne... vraie de vraie... m'a annoncé, tel un élan du coeur " Mais Steph la phrase que tu viens de dire, c'est sans accent. Dans un brésilien parfait. Bravo!!!" Héhéhé... C'est comme ça le talent. Bon bon bon...d'accord, la phrase en question c'était "Uma caïpirinha maïs por favor sehnor". Personnellement je trouve que ça ne remet nullement en cause mes talents linguistiques.

2.   Em secundo, il est important de ne pas négliger  la présence de la francophonie dans un pays où les gens ne semblent, au premier abord, ne parler que le brésilien. Par soucis de précision je fournis un argument à cette idée. Imaginons deux copines françaises qui vont à la plage à Rio - il est bien évident que l'exemple qui va suivre est sorti tout droit de mon imagination et n'a rien à voir avec la réalité. Toute personne y voyant un lien avec une histoire vécue se tromperait lourdement-. Les deux filles en question, habituées à n'être jamais comprises quand elles veulent s'exprimer, ont pris plaisir à parler à haute et intelligible voix, en tous lieux, de ce qui leur passe par la tête. Et comme pour toute bonne française, ce qui leur passe par la tête a souvent un rapport avec les termes "bite, couille, nichon". Imaginons même, pour aller plus loin, que l'une d'entre elles, par ironie pure, confie "Ben ouais quoi une petite claque sur les fesses de temps en temps c'est pas désagréable si c'est fait  avec tendresse"... Et bien je suppute (et je suppute seulement puisque cette situation n'a jamais existée) qu'un jeune Brésilien aux yeux bleus se retourne alors et leur dise "Mesdemoiselles, j'entends que vous parlez français. Sachez que j'adore la France... j'y ai d'ailleurs vécu plusieurs années". Bon. Là. Pas de panique. Il reste une porte de sortie. Une fille allant à la plage a forcément un paréo dans les mains. Il lui est alors tout-à-fait possible de se le foutre sur la tête pour cacher sa honte et d'essayer de fuir... chose difficile avec un paréo sur la tête... je l'avoue. Cette situation a pour inconvénient majeur de remettre fortement en cause la classe et le standing de la France dans le monde, mais elle permet d'apprendre qu'en toute occasion, il faut savoir parler à voix basse.

3.   Pour finir (para finisso) et c'est le plus important. Ce qu'il y a de bien avec la langue brésilienne à Rio, c'est qu'il n'est pas forcément utile de la parler pour faire des rencontres. Il n'y avait bien que moi parmi ces millions d'habitants pour penser qu'on ne peut répondre qu'avec des mots. Eux, ils savent, et ils m'ont appris que c'est surtout par un sourire, une embrassade ou un pouce levé que l'on transmet l'essentiel. Et puis comme ils disent : " c'est pas grave si tu ne sais pas parler... continue à parler avec moi, ça va venir avec le temps"*.

Bien sûr cet argument plein de sagesse a ses limites. J'en veux pour preuve la fois où j'ai dû imiter une poule pondeuse pour acheter des oeufs (vicieusement cachés sous le comptoir) dans une épicerie de Santa Thérésa. Mais bon je n'en étais pas à une offense prêt à la réputation de la France.

* Dixit gaetounette

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Qu'est-ce que tu fais pour les vacances?

                                         

                                               

 

   Bon c'est pas facile de poster en ce moment. Je n'ai pas vraiment le temps. Il faut dire que ce fut les vacances. Ça n'aide pas à être débordant d'énergie... tous les profs le savent. Pour faire un petit résumé succint: entre les vacances et la rentrée, j'ai :

  • Emmené les copains à l'aéroport pour un départ direction Marie-Galante, Trinidade ou Sao Luis...  et tout ça avec le sourire... pas parce que je suis une vraie copine, mais parce que j'ai appris à vivre à la slave. Bon, ça c'est une théorie à la Antoine à propos du fric. Il faut que je creuse encore avant de pouvoir l'expliquer.
  • Lu La salamandre, lu Un roman russe et relu La peste. Ca m'a bien pris quinze jours tout ça, parce que ce vaut rien de hamac faisait que, même prise d'une passion intense pour l'intrigue, je fermais deux secondes les yeux et me réveillais trois heures plus tard, à plat ventre, les jambes dans le vide et le chat sur le dos...
  • Chopé 30 boutons de poux d'agoutis au village indien de Macouria...
  • Appris que notre projet avec les Amérindiens de Macouria tombait à l'eau. Mais comme Eglé et moi sommes des filles très positives, nous avons décidé que c'était d'un apprentissage antropologique incroyable.
  • Tué un serpent dans mon jardin. Toute seule, comme une grande... parce que les copains était partis à Marie-Galante, Trinidade et Sao Luis, et que ce pleutre de Kumkum se planquait en couinant sous le canapé.
  • Repoussé les avances de l'Homme des bois, une fois pour toute ...
  • Manger du foie gras et du velouté de giraumon arrosés d'un fabuleux Pommerol au Chevalier-Saint-Georges.
  • Récupéré la mine de mes vingt ans à force de faire la sieste entre 13h et 17h.
  • Croisé une élève de treize ans, un verre de sky à la main, au Number One vers une heure du matin.
  • Tapé trois fois un mauvais code pour ma carte bleue au Number One vers trois heures du matin... depuis je vis sans carte bleue... à la slave comme dit Antoine (il va vraiment falloir éclaircir ce point hein!!!)
  • Réussi à attraper trois moustiques sur 58 000 avec mon pouce et mon index.
  • Appris à cuisiner une vraie pimentade de crevettes... mais refusé de manger du bouillon d'awara... pour des raisons qui me sont très personnelles et que personne ne doit jamais connaître. J'estime que j'ai déjà assez malmené mon estomac cette année en lui imposant que: OUI... la cachaça il aime ça !!!
  • Préparé avec frénésie, et ma copine Juju, la soirée brésilienne de demain soir.
  • Menti à la station service Texaco de la Madeleine en leur faisant croire que j'avais oublié ma carte bleu à la maison, pour pouvoir faire le plein...
  • Eté draguée par un élève au 106.
  • Cousu un pantalon africain de la mort qui tue!!!
  • Croisé le maire de Macouria dans une soirée privée en le saluant poliment et sans lui dire que c'est qu'un sale con de politicien véreux.
  • Récupéré les copains à l'aéroport tous bronzés et qui m'avaient tous ramené des petits cadeaux.
  • Dormi toute une nuit avec une teraphosa dans ma chambre... en vrai je ne sais pas ce que c'est ... mais c'est gros comme une migale et c'est pas une matoutou.
  • Dépensé 80 euros pour faire défriser mes cheveux (c'est bien la peine de vivre à la slave!!! surtout que ça refrise comme avant)
  • Fais plein de sport, mangé plein d'accras de morue et bu plein de caipi.
  • Annoncé à ma mère que cet été ce ne sera pas Clermont-Ferrand mais Georgetown et Rio de Janeiro
  • Débattu des heures et des heures avec Antoine et Marie pour savoir pour qui voter demain. Et fini par admettre (à trois) qu'on aimerait bien avoir l'occasion de voter une fois par conviction avant de tourner anar...
  • Appris que Salem avait décidé de venir me voir en juin... et que là c'est sûr il prend un billet!!!
  • Pas réussi à comprendre comment mettre de photo sur la nouvelle version de MA BULLE

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Spéciale interview de star

 

         Hier soir avec deux copines, on a fait une vraie soirée Nouvelle Star de filles. Le genre de truc que personnellement je déteste. Je n'ai jamais partagé ces moment-là avec mes copines. Pas une seule soirée pyjamas, soins du visages ou « qui son kons cé mecs » dans mes souvenirs. Et puis, quand il s’agissait de s’abrutir à plusieurs devant la télé, j’ai toujours préféré les journées rugby avec oncles, cousins et autres géniteurs pleins d’hormones mââââles.

 

 

N’étant donc pas une habituée de ce genre de TV show, j’ai tenu à m’accorder une auto-interview pour comprendre un peu mieux ce qu’il s’est passé hier soir…

 

Acthéon : Vous regardez la nouvelle star depuis longtemps?

Mlle acthéon : : Depuis l’année dernière. Depuis que je vis en Guyane en fait. Ici, il est bien connu que les nuits ne sont pas toujours follement excitantes en semaine… enfin pour qui n’ est ni militaire ni Brésilienne bien sûr.

 

Acthéon : Vous en êtes fière ?

Mlle acthéon : Oui plutôt. C’est mieux que d’aller fumer le cali avec les voisins dans le jardin.

 

 

Acthéon : Quel est votre membre du jury préféré ?

Mlle acthéon : Dove Attia sans hésitation. Je comprends rien à ce qu’il dit… du coup ça me donne moins mal à la tête. En plus il a de beaux yeux. Non ??? Zêtes sûrs ???

 

Acthéon : Quelle est votre candidate préférée?

Mlle Acthéon : Julie. Elle a un truc quand même cette fille. Bon allez allez la question suivante et que ça saute… 

 

Acthéon : Quel est votre candidat préféré?

Mlle Acthéon : HAAAAAAAAAAAA….VOILA.  Bon allez j’avoue… toute cette foutue interview, c’est juste pour me donner l’occasion de m’exprimer sur LE sujet. ALEEEEEEEEEEX… Mamamamiaaaaaa!!! Me rappelle même plus de la chanson. Mais ce dont je me souviens très bien, c’est qu’on s’est retrouvé à trois, la bouche ouverte, les mains sur les joues et les pieds qui tapaient par terre… Tout était là. Maîtrise parfaite de la stabilité des épaules, aller et venue tout en souplesse et en rythme de ses petites fesses… HOUILLLLLLE !!! Je suis sûre que même ma grand mère en aurait eu des papillons dans le ventre.

 

Acthéon : Mais il chantait bien au moins ?

Mlle Acthéon :Pfff… mais qui s'en soucit ???

Bon allez… ça suffit. J’ai dit ce que je voulais dire… Puisque c’est un post spécial star, je mets fin à cette interview sans explication aucune.

 

Acthéon : Mais attendez… Que pensez vous du fait qu’il ait failli être éliminé ?

Mlle acthéon : Pssttt!!! Suffit j’ai dit.

 

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Du bonheur d'avoir un chien

       Le mercredi, quand il m'arrive de faire mon km à la piscine de Baduel, je ne suis pas de très très bonne humeur en sortant.

Et pourtant, il doit y avoir des gens qui pensent que le vermillon est la couleur naturelle de mon visage, que la trace du bonnet qui me traverse le front est une ride de la trentaine et que les cercles violets autour des yeux sont dus à un travail acharné - tout le monde n'est pas sensé savoir que j'appartiens corps et âme à l'Education Nationale, c'est vrai...

Et ben, il y a quelques semaines, une de ces gens m'a vivement alpaguée dans le magasin La Prairie:

- "Vous aussi, vous faites des km pour lui acheter SES croquettes Royal Canin? Moi, je viens de Remire exprès."

- "Ha..."

- "C'est quoi votre chien?"

- "Un bon croisé porte et fenêtre".

- "Il a quel âge?"

- "Cinq mois."

- "Hooo il doit être mignon."

- "Ouais... c'est parcequ'il n'a pas encore dévoré ton passeport et tes lunettes de soleil que tu dis ça."

Et comme cette gentille dame ne comprenait pas à mes yeux vitreux, qu'il fallait arrêter de me parler, elle est allée jusqu'à:

- "Vous savez, un jeune chien a besoin de passer du temps avec d'autres chiots. Nous, on organise des après-midi chien... si vous voulez vous joindre à nous..."

Parcequ'il fallait bien que cela cesse, j'ai pris le billet qu'elle me tendait avec un sourire irrésistible.

- "Au revoir mademoiselle".

MADEMOISELLE... elle m'a appelée mademoiselle, alors que tout le monde croit que je suis une MADAME...

Rooooo

- "A bientôt, Madame"

C'est après avoir passé un dimanche après-midi à ramasser mes affaires chéries déchiquetées partout dans la maison, que je me suis mise à chercher le fameux numéro.

Mais comme d'habitude, je n'avais rien compris. Quelques jours plus tard, après avoir fait des efforts vestimentaires et maquillaginaux, je suis arrivée dans la cour intérieure d'un magnifique immeuble créole. Honte sur moi!!! J'avais oublié d'orner l'essentiel: pas de beau collier à clous pour Kumkum et pas de bain, ni de brossage pre-parade... Bref, lui est moi, on était bien décallé. Moi, j'avais l'air d'une cagole à rastaland et lui d'un pouilleux chez les chicos.

Et puis, il n'y a pas que ça qui détonnait. Les habitués de chez moi savent que Kuma, il est mignon, il est rigolo, il est plein d'ingéniosité... mais il ne m'obéit pas du tout. Ca fait marrer tout le monde, et moi la première. Et ben, dans ce cas précis, c'etait pas drôle.

En plus, j'ai effrontément refusé de jouer à leur jeu du "mon chien, c'est le plus beau, le plus intelligent, le plus vigoureux... un morceau de mes coucougnettes en free lance en somme".

Ce jeu-là, c'est avec plaisir que je vois mes copines qui ont des bébés (et elles sont nombreuses) y jouer. C'est touchant, marrant et constructif. Mais bon, à mon avis, le faire avec un chien, c'est comme avec sa voiture ou son téléphone. Tout bonnement pathétique.

Du coup, c'est ici, que j'ai choisi de narrer les multiples dons du chien le plus insolent de la Terre.

  1. Il obéit des fois. Quand je le menace, en tapant comme un couillonne, avec un journal dans les mains, il baisse les oreilles et vient poser son nez sur mes orteils. Il est tellement chouchou quand il fait ça, que je n'ai encore jamais osé passer à l'action. Mais, lui, a bien compris que tout morceau de papier imprimé est son ennemi... Et, ses ennemis... il sait s'en débarrasser.
  2. Il a un sens inné de la propreté. En ce moment, comme c'est la saison des pluies, la Guyane ressemble à un grand morceau de boue, parsemé de quelques maisons. Et ben, il fait très attention, quand il rentre, d'aller essuyer ses pattes et ses poils sur mon canapé avant de courir comme un dératé dans toute la maison. Je lui en suis pleinement reconnaissante. Cependant, j'espère qu'il est conscient que, passé un an... j'ai l'intention de le faire travailler comme une vulgaire bête de somme, pour me payer ça.
  3. Il est très fort dans le mimétisme. Quand je bois à la bouteille (de l'eau hein... le rhum c'est uniquement dans un verre), il court jusqu'à son bol et me lance un regard que je traduis très bien: "t'as vu copine, on fait pareil". Je suis sûre que, quand je m'enferme dans la salle de bain pour faire pipi, il est soucieux de lancer le même regard en direction de la porte en faisant... ce qui me rend folle de rage.
  4. Il sait se faire de vraies amies. Elle mesure à peu près 20 cm, a le poil couleur roux de l'enfer, et fait office de rabatteuse professionelle. Elle est déjà capable de grimper partout et de faire tomber tout ce qu'il voudra bien dévorer. En échange, il a la gentillesse de lui laisser quelques croquettes de temps en temps. J'ai l'intention de mettre un terme à tout ça... bientôt, ce sera elle ou moi.

J'arrête là, mais je pourrais aller jusqu'à au moins 15, tellement il est très très fort.

En revanche, il est essentiel que je raconte notre départ glorieux de la journée: "mon chien, il est trop proutprout".

Nous nous dirigions, la queue entre les jambes, vers la sortie, quand j'ai eu l'occasion de vérifier que notre société est désormais débarassée de tout sexisme...

-"Tu vis seule non?"

-... Oui? Et alors???"

L'interlocuteur avait la quarantaine grisonnante et l'oeil qui frise à souhait.

- " Ca se voit. Les chiens, c'est comme les enfants. Il faut un homme dans une maison pour les élever comme il faut."

- " Aaaaargrrrrrr... Merci du conseil... Petit con "

Ca m'apprendra à me faire belle pour aller chez des inconnus, sans savoir qu'un chien ça peut aussi servir à se trouver un mari, sans doute déjà marié.

                                  

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Mon paradis sur Terre

      J'ai mis du temps avant de pouvoir écrire ce petit post. J'étais bien trop en colère contre MONNNNSIEUR de La Villardière et son émission tellement réaliste sur la Guyane. C'était je crois le 4 mars dernier... et comme d'habitude on a eu droit aux orpailleurs, aux moutiques et aux clandestins qui n'ont plus rien à perdre.

Et alors...

C'est vrai que ça fait parti de l'univers guyanais... mais pour qui prend la peine d'y passer plus d'un week end dans un hôtel de luxe, ce morceau d'Amazonie est bien autre chose... Personnellement, cet endroit a bouleversé ma vie de petite parisienne superficielle. Alors soyons un peu plus objectif... au final la Guyane c'est fait ceux qui aiment:

 

-         pas être à la page

-         le clap clap de l’eau sur la pirogue

-         les fruits un peu trop sucrés pour la ligne

-         les eaux boueuses qui rendent la peau douce douce douce…

-         pas les touristes

-         les beaux bonda nourris à la banane pésé*

-         les après-midi entiers à se foutre pas mal de ce que l’on a faire

-         la sensation que l’on a en s’installant dans un hamac

-         pas les tomates (je rappelle 15,50 euro le kg)…

-         les soupes hmong

-         flâner dans Cayenne le soir… avant 20h parce qu’après c’est chacun pour soi…

-         les maisons barricadées par des grilles, des chiens…

-         la chaleur torride qui rend chaque geste précieux

-         la nature qui fait peur mais qui émerveille

-         les gambas à 3 euro le kg et qui sont succulentes marinées dans du lait de coco, de l’aïl pays et du… persil la fièvre.

-         pas que l’on respecte les STOP et les priorités à droite…

-         dire bonjour à un paresseux, un iguane, un chat ou un pian le matin sur sa terrasse en se levant

-         les fleuves majestueux qui nous rappellent un peu d’humilité

-         les aïmaras que l’on pêche et que l’on fait griller entre copains dans le jardin

-         le métissage et toute la beauté qui va avec…

-         faire son jogging sur une plage déserte

-         les kat kat polluants

-         la forêt odorante et tellement inquiétante

-         l’odeur du OFF**

-         cueillir dans le jardin (voire la forêt) ses bananes, ananas ou papaye pour le p’tit dej

-         pas la viande rouge; ici on boucane tout

-         les dimanches soirs de pêche

-         passer trois heures à la poste en début de mois (montre en main) pour un recommandé

-         les levés de soleil (ou de lune) sur la mangrove

-         et puis les couchés aussi

-         le son inquiétant des singes hurleurs

-         pas les trucs in, les machins branchés, les bazars hip…[haïp]

-         les doudous à moitié à poil dans les rues

-         pas être fringués de marques et marcher en Nike Air One (ça fait puer des pieds grave)

-         les peaux toujours bien hydratées, qui rajeunissent de 5 ans et qui n’ont plus besoin de Lancôme, Clinique, La Prairie et autre conneries… mais qui s’accommodent des mycoses…

-         un Chinois qui parle en créole à un Amérindien ou un Boni, ou un Haïtien, ou un Cooli, ou un Hmong, ou un Georgetownien, ou un Métro, ou un Libanais, ou un Brésilien…

-         le zouk bien ringard à fond dans les rues le dimanche

-         aller  travailler en tong et en débardeur au mois de novembre (décembre, janvier etc)

-         PAS CARREFOUR et tous les trucs qui vont avec…

-         les matoutous et les margouillas tellement sympas

-         le rhum bien sûr… et sans modération, ici on nous emmerde pas de politiquement correct… c’est l’économie du département qui est en jeu

-         l’insolence du Brésil

-         les week-end en carbet à pêcher, manger, dormir, pêcher, manger…

-         les couleurs vives partout, tout le temps

-         les églises chantantes le dimanche matin et les Témoins de Jéhova, les Evangélistes…

-         le cali aussi

-         les colibris qui butinent si gracieusement

-         les odeurs fortes bonnes ou mauvaises

-         la sieste à n’importe quelle heure

-         pas le camembert, le pâté, le salers, le sauc…

-         et la pluie qui clapote encore et encore pendant que l’on se repose…

-         le soleil qui quoiqu’on en dise est le pire ennemi ici

-         la douceur et la réserve des Amérindiens

-         et le vert… clair, foncé, le vert un peu jaune, le vert un peu bleu, le vert émeraude, le vert caca d’oie… 

 

                          

 

Bref la Guyane c’est fait pour moi… exceptée cette histoire de camembert, pâté et salers… mais bon ce ne sont que des détails… en revanche je fais marabouter le prochain qui m’envoie un courrier en recommandé…

Et surtout si vous n’avez jamais mis un pied en Guyane gardez vous bien de répandre de fausses rumeurs à son sujet…  

* recette haïtienne : bananes plantin à laisser mariner environ 3h dans de l’eau salée avant de les faire frire dans de l’huile… de palme bien sûr

** produit anti-moustique le meilleur marché en Guyane (c-a-d 5 euro les 150ml)

                                                   

 

 

 

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Le gâteau au chocolat dompteur d'ados

      Dans mon travail, je passe environ 165 minutes (des fois, je compte même en secondes) par semaine avec des éléments, d'apparence humaine, mais à mon avis, sortis tout droit de l'espace. Ils ne sont pas méchants, ça non... ils sont complètement chtarbés! Je pourrais argumenter avec des exemples de leur chtarbitude, mais j'ai bien trop peur de compromettre l'enquête que fait forcément la D.S.T., sur la présence de foyers extraterrestres dans le littoral guyanais.

Pourtant, au milieu de tout ça, il y a quelques petites fleurs. Originaires du Surinam ou d'Haïti, elles sont belles, douces et gardent un sourire angélique, même au coeur du néant. Je ne me suis donc pas méfiée quand l'une d'elle m'a dit: "Madame, on a posé une énigme à Mme P. Et ben, elle a même pas trouvé et comme elle a perdu, elle va nous faire un gâteau. Vous voulez essayer. C'est facile".

" Non, non, non, non, non... aujourd'hui on travaille!" Et puis, tournant mon regard vers la preuve irréfutable que la Guyane abrite des ennemis du genre humain, j'étais bien obligée de me résigner. J'ai préféré la douceur... même pleine de perfidie.

"Bon, alors c'est quoi cette énigme?"

"Vous allez nous faire un gâteau si vous ne trouvez pas?"

"OK OK!"

Je passe, et l'énigme, et le visage inquiet de mes petites nénettes s'avisant qu'au bout de la quatrième explication, je ne comprenais toujours rien à rien. Pour m'éviter une humiliation cuisante qui m'aurait poursuivi plusieurs années, j'ai fini par admettre que:

"Haaaa... oui, mais c'est facile finalement!"

Deux semaines plus tard, soucieuse d'enseigner le sens de la parole donnée à toute la galaxie, je dissimulais, comme je pouvais, un énorme gâteau au chocolat jusqu'à l'heure fatidique de ma rencontre avec EUX. Et ben, j'ai découvert que le gâteau de ma mémé, a un pouvoir magique sur tout être pourvu d'une bouche et d'un estomac. Je n'ai même pas eu droit aux "OUHHHHHHH" lorsque j'ai refusé d'aller piquer les lecteurs cd des profs d'anglais pour diffuser, dans tout le collège, leur musique de l'espace (elle aussi...). C'était sans compter qu'en Amérique du sud, on fait de tout avec rien. En quelques minutes, tout objet suceptible de faire du bruit servait à donner le rythme à des chansons issues de toutes les cultures guyanaises. Je passe encore plein de détails, mais il faut bien admettre que cette heure-là, elle était hyper agréable. Ils m'ont eue!!!

Depuis, tout à changer. Il arrive même certains jours, que les 3/4 de la classe ont sur eux un papier et un stylo pour prendre le cours. Du jamais vu!!! Ils poussent la reconnaissance jusqu'à copier, sans rechigner, les définitions de mon cours sur la démocratie athénienne au 5ème siècle avant J.C. Exemple. Démagogie (encadré en rouge siouplé): Dans le lexique politique et en histoire, la démagogie est une attitude qui flatte les passions populaires dans le but d'obtenir le soutien du peuple, sans se préoccuper de ses réels intérêts.

Humhum...

La recette du gâteau magique, la voilà:

Pour 5 paquets de Petit Lu: 300 g de beurre, 200 g de sucre semoule, 5 oeufs, 2 tablettes de chocolat dessert, un peu de crème fraîche, un grand bol de café ou de thé (très fort).

Faire une mousse au chocolat. C'est à dire: dans un saladier mélanger le beurre (en petit cubes mous), les jaunes d'oeufs, le chocolat fondu au bain-marie et la crème. Monter les blancs en neige et les incorporer petit-à-petit à la mousse. Réserver au frais. Ensuite... préparer un plateau en le recouvrant de papier d'alu. Tremper - une demi seconde à peine pour chaque biscuit - les Petits Lu dans le bol de thé chaud et faire une couche d'un petit Lu d'épaisseur (j'essaie d'être claire... mais c pas facile hein!). Recouvrir les Petits Lu de mousse au chocolat. Recommencer l'opération jusqu'à épuisement des Petits Lu et de la mousse. C'est comme le fromage et le vin... c jamais fini ensemble! Finir par recouvrir tout le gâteau de mousse au chocolat et raper trois ou quatre carreaux sur l'ensemble. Garder au frais.

Bon, je me rends compte que je suis beaucoup plus douée pour expliquer les subtilités de la République romaine à des ados à peine francophones, que pour donner la recette d'un gâteau hyper facile.

Allez, il faut que je file moi! J'ai trois tartes au citron merenguées qui m'attendent. Il faut dire que je rencontre quelques problèmes de gestion de classe avec les 3ème G!

Petite note: la photo... ce n'est pas du tout celle de mon gâteau. J'ai bien conscience d'avoir quelques problèmes d'harmonisation texte/image. J'y travaille. De toute façon, un gâteau magique, ça ne se laisse pas prendre en photo comme ça!!!

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Le week end c'est cool d'habitude

       Ce week-end, il y en a qui vont se reposer, d'autres qui vont avoir un peu froid, s'ennuyer, cocooner avec leur(s) chéri(s), se prendre la tête pour des bêtises, manger du Pata négra arrosé d'un Rioja , se ballader sur les plages de Casamance, mettre de jolies robes pour aller à la messe de Matoury, pêcher des gros poissons et se prendre en photo avec...

 

Et ben moi j'ai décidé de me passer de tout ça pour souffrir ma race sur le marathon de Kourou!

Qu'est-ce que c'est que le marathon de Kourou?

Une course à la con qui commence un dimanche à 6h du mat pour finir vers midi sous le soleil des tropiques (de l'Equateur plutôt), pendant laquelle on court sur un bitume qui fond, on voit tout notre maquillage couler à cause de la transpiration, on a les pieds qui font mal au bout de 2 minutes alors qu'on ne porte même pas de talons, on se fait doubler  par de beaux petits culs qu'on n'a pas le temps d'admirer puisqu'ils appartiennent à des mecs surentraînés...

C'est trop la classe!!!

Mais qu'est-ce qui m'a pris de m'engager là-dedans?

Evidemment, ce n'est pas moi du tout sur cette photo... je n'ai ni la musculature, ni le visage apaisé de joggeuse de cette jeune demoiselle.

Please, please, please... A tous ceux qui s'éclatent: une petite pensée pour tous les couillons!

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Et moi, et moi, et moi!!!

                        

Ca fait des jours et des jours que le ti' gobitchou me harcèle pour que je réponde à un petit questionnaire qui sort... de je ne sais pas trop où d'ailleurs.

                                        

Pour mieux le satisfaire, j'ai d'ailleurs pris la liberté de le copier sur son blog, sans lui demander la permission. Mais comme il est cool ... il ne m'en voudra pas!!!

Ma vertu préférée : la fidélité, mais on apprend à s’en défaire avec le temps et les rencontres …

Le principal trait de mon caractère : le vide intersidéral et la singularité, c’est ma psy qui le dit, elle a forcément raison.

La qualité que je préfère chez les hommes : j’aime tout chez les hommes. Enfin chez ceux qui me plaisent.

La qualité que je préfère chez les femmes: La forme parfaite du rouleau à pâtisserie qu’elles ont dans leur cuisine.

Mon principal défaut : cynique, démago, sarcastique, incontrôlable… je continue? parce que y’en a encore plein.

Ma principale qualité : fidèle… j’en ai déjà parlé… ça passe avec le temps.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : tout tout et tout… ceux que j’ai envie de voir changer  ce ne sont pas mes amis.

Mon occupation préférée : haaaaaaaa c’est tout le problème, poser mon cul dans un hamac et ne penser à rien.

Mon rêve de bonheur : voyager encore et toujours sans que ça inquiète ma famille.

Quel serait mon plus grand malheur ?: faire une autre séance d’hypnose qui révèle le fond du vrai de la vérité qu’il y a en moi et dont je me fiche pas mal !

 

A part moi -même qui voudrais-je être : une courtisane d’empereur romain au 1er siècle après J.C. Aujourd'hui, on appelle ça différemment et c'est dommage!

Où aimerais-je vivre ? Ici, à Balata ouest. Un des quartiers les plus chauds de Guyane, où pour la première fois de ma vie je me sens chez moi et en sécurité.

La couleur que je préfère ; le gris argenté des plages de Guyane ; quand j’ai le blues et qu’il me remonte le moral en deux secondes.

La fleur que j'aime : le jasmin. Je connais surtout l’odeur... jamais trop voulu approcher la fleur. Comme ça je l’idéalise et c beaucoup mieux.

L'oiseau que je préfère : le colibri bien-sûr, il vient me dire bonjour tous les matins sur mon mimosa et me rappelle que c’est par la légèreté que l’on suscite les émotions les plus forte.

Mes auteurs favoris en prose : Camus. L’étranger, La peste… je lis et relis et je ne m’en lasse pas.

Mes héros dans la fiction : Achille, obsédé et capricieux tout ce que j’aime !

Mes héroïnes favorites dans la fiction : les mythes sont écrits par des hommes, si c’est pour ressembler à Hélène, Isis ou Pénélope, je préfère être un mec… quant aux héroïnes d’aujourd’hui : no comment

Mes compositeurs préférés : Julioooooooo ! Comment ça c’est pas lui qui compose ???

Mes peintres préférés : Schiele et Klimt et Macke aussi

Mes héros dans la vie réelle : zizou bien sûr, pas la légende dorée, celle des coups de pied et des coups de boule quand on le fait chier… et qui sait s’excuser sans dire pardon !

Mes héroïnes préférées dans la vie : sœur Emmanuelle, c’était ma maîtresse à l’école de Zamalech du Caire en 1981 … elle est morte mais elle est toujours dans ma vie.

Ma nourriture et boisson préférée : moi j’ai envie de manger de tout, tout le temps… pour la boisson c’est rhum, rhum et rhum même sous le soleil

Ce que je déteste par-dessus tout : rien

Le personnage historique que je n'aime pas : Charlemagne, c’est pas toujours facile de raconter sa vie à des gamins de 15 ans.

Les faits historiques que je méprise le plus : aucun, « un peuple qui n’assume pas son histoire, s’expose à la revivre ».

Le fait militaire que j'estime le plus : quand des para nous ont aidé, sonia et moi, à accrocher nos hamacs à Twenké.

Comment j'aimerais mourir : après avoir fini le Livre tibétain de la vie et de la mort.

La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : la plupart de celles que je ne commets pas.

Ma devise : petit à petit l’oiseau fait son nid.

Allez... no comment S.V.P, ça va me passer!

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Les bons Won Ton du Confit...

                            

 

Avec ma copine Juju - il est très important que son identité reste secrète à cause de ce qui va suivre - on aime bien, quand on a un coup de blues, quand on a faim ou simplement quand on passe par là… aller chez Hei Po. Le problème, c’est que bien souvent, on y atterrit après avoir fait les cacouettes devant tout le monde en disant qu’on allait nager au moins 1km à la piscine de Baduel.

 

Et, une fois installées, c’est chacune sa spécialité: Juju elle est très intestins et tripes de bœufs. Moi, je suis davantage raviolis surprises (chez un Chinois c'est toujours très très surprise...) et haricots fermentés. Ce qui nous réunis, ce sont les Won Ton frits, servis avec une espèce de sauce blanche qu’on sait même pas ce que c’est, mais qu’on se ravit de l’odeur bien de son Pays basque et de mon Auvergne !

 

Et puis, voilà ti pas qu’en allant faire un tour chez Anaïk, je trouve la recette de ces fameux Won Ton.

Bon, au premier abord, je me suis dit que ça ne pouvait pas être tout à fait pareil.

Et pourtant... j’ai essayé, c’est magique! C’est exactement pareil (avec la sauce blanche en moins, mais ça c’est bien mieux que jamais qui que ce se soit ne connaisse ni balance la recette).

 

Comme je ne suis pas une vilaine piqueuse de recettes et de photos, si vous voulez savoir, il faut aller .

 

Personnellement, j’ai appliqué quelques modifications. D’abord, je trouve que la pâte won ton que l’on trouve dans le commerce est beaucoup trop épaisse. Ca fait un peu penser à des lasagnes en sauce. Donc, je conseille de sortir son rouleau à pâtisserie et de transformer chaque tranche en DEUX tranches. Ensuite, je me suis permis de rajouter de la citronnelle et du persil chinois (les quelques personnes ne vivant pas en Guyane appellent ça de la coriandre) à l’intérieur même des Won Ton.

Sinon, il faut tout faire exactement pareil et c’est le délice assuré !

 

Haaaaaa, Madame Confit… tu ne sais pas ce que tu as fait de nos vies. Plus besoin de se ruiner pour se faire plaisir… plus besoin de mentir non plus !!! C’est notre portefeuille et notre conscience qui vont mieux !!!

 

Bon maintenant obligées d’aller nager le mercredi midi !!!

 

Depuis, on erre dans Cayenne, à la recherche d’un truc incontournable qui fera que finalement non… la piscine c’est pas possible.

 

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Ce marathon, il commence vraiment à me courir sur le système!

 

En ce moment mes occupations sont assez faciles à résumer.

La plupart du temps, je m'évertue à expliquer à des ados que la culture si staïliiiiiiiiie qu'ils vénèrent est en train de les transformer en moutons de Panurge de moins en moins capables de penser par eux-mêmes. Heureusement qu'à 16 ans ils n'ont pas envie de débattre sur les dernières théories de Michel Onfray en matière de religion... mais quand même! C'est affligeant de se ren